A côté de la plaque


Chacun porte un regard unique sur l’archive, par essence document unique, pour établir une connaissance du passé ou un appui à l’action dans la vie actuelle.

Mais les documents d’archives ne sont pas seulement trace écrite : ils sont aussi éclats de vie plus immédiatement accessibles à la sensibilité notamment quand il s’agit de plaques de verre photographiques de la fin du XIXème siècle.

Contempler ces documents aujourd’hui c’est encore nourrir l’imaginaire de celui qui regarde, sa relation vive et personnelle au passé.

C’est pourquoi nous avons proposé au Ciné Photo Club Nivernais, en 2013, de créer des images nouvelles à partir de ces fonds de manière à porter un autre regard sur l’archive.


Des fonds et des techniques

Douze photographes ont participé à cette innovation et choisi une plaque de verre parmi trois fonds pour créer une image.

Fonds de la famille inconnue
Création Dominique Laroche. Cyanotype

Le fonds Bélile, photographe neversois, qui a laissé de nombreux témoignages sur la Nièvre du début du XXème siècle.
Le fonds des Ponts et chaussées qui renseigne sur les ouvrages d’arts, ponts, écluses, etc.
Le fonds d’une famille à ce jour méconnue, véritable documentaire sur la vie de la Belle Epoque.

Fonds des Ponts et chaussées
Création Laurent Goudin. Gomme bichromatée

Outre le numérique, les photographes ont utilisé des techniques qui existaient à la fin du XIXème siècle, gomme bichromatée, cyanotype, papier salé.

Fonds de la famille inconnue
Création Giacomina Visconti. Gomme bichromatée

Pour pratiquer ces techniques anciennes, les photographes renouvellent l’empirisme des inventeurs de la photographie. Ils éclairent le travail de l’archiviste de façon inattendue en lui montrant les procédés de réalisation de ces documents.