3 - Les prémices de la passion

Cette carte postale du 21 janvier 1918 semble être l'une des premières de leur relation.

 

Recto : « Ne vs scandalisez pas si ma carte vous paraît « osée » ; mais que voulez-vous, la glace est rompue et vs allez faire connaissance petit à petit avec la vraie Margot. Pourvu qu’elle vous plaise !!! »

 

Verso : « Mon cher ami,

Quelle bonne surprise que la réception de vos 2 envois ; le retard mis par la poste m’avait fait supposer que votre voyage à Nevers en me quittant, ns avait séparés et cette volée qui prenait plus de consistance à mesure que les jours s’écoulaient sans m’apporter une petite pensée de Louison, me peinait énormément ; heureusement que j’ai su samedi en vs lisant qu’il n’en était rien et que je puis continuer à vs donner mon affection puisqu’elle est partagée.  L’heureuse diversion apportée par votre voyage à Paris me rend plus insupportable encore la monotonie de mon existence dont tous les jours se ressemblent avec la seule différence que j’ai plus ou moins d’énergie pr combattre l’ennui qui m’envahit ; que c’est triste d’être loin d’un filleul qui est très tendre et qui n’est pas trop maladroit pr le prouver, puisqu’il se fait regretter.

Merci pr les baisers ; ils m’ont fait plaisir car ils m’ont rappelé que vs excellez ds ce sport. Quelle pluie de compliments ! Êtes-vous content, mon Louison ?

                    Margot. »